Rodez : La drague de Mohamed se termine en agression sexuelle et en vol

Publié le par front-national-aveyron.over-blog.com

Il était une fois - vendredi dernier, en début d'après-midi - à Rodez, un garçon de 20 ans qui rencontra une adolescente, de quatre ans sa cadette, à proximité d'un cinéma. Après une rapide présentation, les deux jeunes gens décidèrent d'entrer ensemble dans la salle obscure. Comme ils se plurent - du moins dans un premier temps - le garçon et la fille échangèrent doux baisers et chastes caresses.

Cependant, le conte de fée s'arrête là. Il va même, à en croire la jeune Antoinette, virer au cauchemar. Car en fait de prince charmant, elle affirme aux policiers auprès de qui elle a déposé plainte être plutôt tombée sur le méchant de l'histoire. Mohamed, raconte-t-elle aux enquêteurs, a rapidement procédé à des gestes plus osés, puis lui a fait des avances pour le moins malhonnêtes, allant, dit-elle, jusqu'à l'étrangler pour qu'elle accède à son désir de fellation. Il l'aurait également déshabillée.

Pour couronner le tout, lorsqu'Antoinette a changé de place afin de s'éloigner de l'importun - et après intervention d'une spectatrice qui reste toujours non identifiée - le jeune homme lui aurait dérobé son téléphone portable. Ou plutôt, celui de son père.

Des faits d'agression sexuelle et de vol qui valent donc à Mohamed d'être jugé, ce lundi après-midi, en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Rodez. Sauf que le prévenu ne reconnaît qu'une partie de l'histoire. Il avoue le jeu de séduction d'avant le film, puis les « bisous » dans le cou au début de la projection, ainsi que les caresses, « mais uniquement sur le bras et la main ». « Elle était d'accord et quand elle a voulu que j'arrête, j'ai obéi », affirme-t-il. Quant au vol de téléphone portable, il explique avoir trouvé l'appareil par terre, « lorsqu'elle a changé de place pour me laisser partir, mais je ne savais pas que c'était le sien. Je voulais le donner à la caissière du cinéma mais je ne l'ai pas vue. Alors je l'ai gardé en attendant que quelqu'un appelle pour savoir où le rendre ».

« Des baisers au ciné, il y en a tous les mercredis après-midi »

Sur les faits les plus graves, le ministère public reconnaît que « tout commence comme une drague normale. Mais très vite, les choses dérapent », assure le substitut du procureur Jean-Gabriel Deboos qui se base sur les déclarations d'Antoinette pour argumenter son réquisitoire.

Mais aux dix-huit mois de prison, dont dix assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve, réclamés par le magistrat, l'avocate, elle, répond par une demande relaxe pure et simple pour le téléphone portable. « Cet appareil, c'est tout ce qui a intéressé le père de la victime », souligne-t-elle en brandissant la plainte de ce dernier. Quant au principal objet de la procédure, Me Monestier ne nie pas qu'il y a eu caresses et baisers. « Mais entre ados, il y en a tous les mercredis et samedis après-midi. Allez faire un tour au cinéma, vous vous rendrez compte. Donc, tout au plus, il s'agit d'attouchements ou de violence sans ITT », estime-t-elle en plaidant pour une requalification des faits.

Le tribunal ne l'entend pas ainsi : Mohamed est condamné à six mois de prison ferme. Il ne peut que sangloter à plusieurs reprises : « Mais j'y suis pour rien »…

 

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Publié dans insécurité

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